Madeleine Commercy
Hotel restaurant Meuse
  Conseiller ce site
 
 
 
Hôtel
  Nos chambres
  Nos prestations
  Nos formules
Restaurant
Séminaires
 
 
 
 

  Commercy

La ville de Commercy en raison de sa situation géographique à la limite de la Lorraine, de la France et du St-Empire Romain Germanique a une histoire compliquée qui entraîna des querelles de succession et des partages d'héritage. Elle fut en outre tiraillée par deux seigneuries, ce qui explique l'existence de deux châteaux ; le "château-bas" a disparu en 1722 avec la réunification des deux seigneuries. Le "château-haut" prit au milieu du XVIIIème siècle le nom de "château Stanislas" et joua un rôle fondamental dans l'histoire de Commercy sur les plans politique et culturel.

Il est probable que l'agglomération de Commercy remonte au moins au IXème siècle. A cette époque troublée, il fallait protéger les habitants et surveiller la circulation le long de la vallée ; c'est pourquoi il devait exister un château fort primitif construit en bois. Il fut pris et brûlé, ainsi que la ville et a été rebâti en pierre. La petite seigneurie indépendante de Commercy valut à son maître le titre de " Damoiseau ".

Le château féodal primitif a en grande partie disparu sous les constructions des XVIIème et XVIIIème siècles à l'exception de quelques parties basses. L'enceinte était renforcée par de robustes tours.

Des réajustements ont eu lieu lors des périodes paisibles mais le château resta forteresse et fut assiégé par Charles Quint en 1544 puis par les Lorrains et les Français pendant la Guerre de Trente Ans et la Fronde et fut pris définitivement par les Français en 1652.

Le Cardinal de Retz qui fut le dernier à porter le titre de Damoiseau en fit sa résidence. En 1662, il fit raser l'étage supérieur des tours et aménager le triste château de l'époque en demeure de plaisance. C'est là qu'il composa ses célèbres Mémoires.

La principauté de Commercy est passée au début du XVIIIème siècle sous l'autorité de Charles Henri de Lorraine, comte de Vaudémont, petit cousin du duc Léopold. Il fit raser une grande partie du château ainsi que les constructions voisines et fit construire sur l'emplacement une construction de type classique. C'est à cette même époque que furent édifiés face au château les divers immeubles constituant la place du Fer-à-Cheval.

En 1737, Commercy fut érigée en principauté viagère à l'intention d'Elisabeth-Charlotte d'Orléans, appelée "Madame Royale", veuve de Léopold, dernier duc de Lorraine. Au cours de son séjour de 7 années à Commercy, elle apporta quelques modifications dans la disposition intérieure du château et fit aménager et embellir l'avenue d'Orléans, aujourd'hui avenue Stanislas.

A la mort de Madame Royale en 1744, Stanislas, duc de Lorraine et beau-père du roi de France Louis XV, prit possession de la principauté de Commercy. Il fit procéder à l'agrandissement et surtout à l'embellissement du château pour en faire une résidence d'agrément et de chasse. Ces travaux furent terminés en 1747. Les deux ailes latérales furent doublées en longueur mais en rez-de-chaussée seulement et réunies ensuite à la place du "Fer-à-Cheval" par deux légères constructions en arc destinées à masquer les écuries.

La plus belle réalisation de Stanislas fut certainement le jardin à la Française qui s'étendait jusqu'au pavillon royal dit "Château d'eau". Ce jardin était célèbre pour la beauté de ses eaux, ses parterres, ses allées garnies d'orangers et d'arbres fruitiers et ses bassins. Aux époques de présence de la cour de Stanislas régnait au château une ambiance de fêtes, chasse et bonne chère. Voltaire fut l'un des plus célèbres hôtes de Stanislas.

A la mort de Stanislas en 1766, Louis XV fit ordonner la vente du mobilier et l'abandon de tous les abords du château qui devint un quartier de cavalerie.
Jusqu'en 1940, il eut une affectation militaire et servit de caserne à divers régiments, d'intendance, de centre mobilisateur et de logement de sous-officiers.

Le 31 août 1944 lors de l'arrivée des Américains, un incendie détruisit le château duquel il ne resta que des ruines ; le feu s'était propagé une vitesse telle qu'aucun secours ne put être apporté, les pompiers cherchant au même moment, à maîtriser un important incendie au centre de la ville.

En 1957 le Conseil Municipal décida l'achat aux Domaines des ruines du château pour la somme symbolique de 1.000 F. Le château a été classé et restauré dans sa totalité par les "Beaux-Arts". Cette restauration a été achevée en 1977. Il abrite aujourd'hui les services de la mairie, la bibliothèque municipale et diverses administrations.

L'Histoire en général fait amplement état des dirigeants et gouvernants mais méconnait le plus souvent le monde ouvrier et paysan. Ce peuple a pourtant énormément souffert au fil des temps et celui de la région de Commercy n'a hélas pas été épargné. Les guerres fratricides, les invasions barbares, les épidémies et la famine ont causé des morts par milliers. Les derniers exemples ne sont pas si anciens puisqu'ils datent des guerres de 1914-1918 et 1939-1945. Un simple coup d'oeil aux monuments aux morts de Commercy (et d'ailleurs) témoigne de l'ampleur des conflits et de leurs conséquences.

Sur le plan économique, Commercy a été dès le Moyen Age un centre urbain attractif, le marché régional qui subsiste aujourd'hui en est le meilleur exemple. La ville devint rapidement un centre administratif et industriel. Des moulins s'établirent dès le XIIème siècle, puis des tanneries au XVIème siècle et enfin des forges qui connurent une grande prospérité au XIXème siècle. Les deux premières activités disparurent à la fin du XIXème.

Bien sûr, on ne peut citer Commercy sans évoquer ses "madeleines" dont la fabrication date du XVIIIème siècle et qui continuent à faire la renommée de la ville.

Tourisme
 
 
 
 
Histoire
  Commercy
  Les madeleines
  Château Stanislas
 
Mentions légales